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 II – Le naturalisme juridique : l'appel à la conscience (lundi 30/11)

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aurég



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Date d'inscription : 24/09/2015

MessageSujet: II – Le naturalisme juridique : l'appel à la conscience (lundi 30/11)   Mar 1 Déc - 21:34

Rappel : dans le positivisme, n'est juste que ce qu'un état définit comme juste par une loi car la loi entraîne l'égalité, la stabilité…




II – Le naturalisme juridique : l'appel à la conscience :




→ Les consciences ne sont-elles pas influencées ?
→ N'y a-t-il pas un risque que ça tourne à l'anarchie ?


Premier paragraphe, hypothèses :
1. il y a la même conception de la justice dans toutes les cultures
2. il y a la même manière d'envisager qu'il y a justice et injustice
La deuxième est plus probable.
Naturel = définir justice et injustice
Culturel = comment on les définit


ex du transhumanisme : sentiment ou raison ? Si sentiment alors très différent selon les individus ; si appel à la raison alors un état est nécessaire pour savoir qui a raison (retour au positivisme).


PROBLEMATIQUE
Le naturalisme juridique se fonde sur un appel à la conscience comme critère de l'ultime jugement. Mais cet appel à la conscience peut-être sentimental ou rationnel. Faut-il privilégier l'un ou l'autre ?




- La raison souvent nous trompe. La conscience ne peut se départir des sentiments naturels qui sont en elle mais la raison doit être au dessus et utiliser les sentiments correctement.
- Il faut connaître tous les aspects d'une loi avant d'agir à l'encontre.
ex de quelqu'un qui aide sa mère à mourir parce qu'elle lui demande → juste ou pas ?
- Il est ethnocentrique de juger injuste une autre justice que la notre car ça se base sur nos propres critères (Levi-Strauss, Race et Histoire).
ex de Victor de l'Aveyron : alors qu'il n'est pas éduqué, il a un sentiment d'injustice et se révolte quand il est puni pour quelque chose qu'il n'a pas fait.
- La justice est un principe inné au fond de chacun mais qui se traduit de différentes façons.
- On peut ne pas concevoir qu'il faille être juste avec toutes les communautés mais seulement avec certains par ex les brigands ou la mafia qui n'ont pas le même sens de justice que nous mais une forte justice entre eux.




→ Il existe en chaque homme une tendance à juger les actes d'autrui et même les siens comme justes ou injustes. Si le jugement est influencé par la culture, le sentiment est plutôt naturel et donc universel.


- Même si on éduque un enfant avec des notions de justice et d'injustice inversées, le sentiments d'injustice reste naturel.
- Si le sentiment d'injustice est refoulé et recouvert par une couche de justice culturelle alors il y aura des névroses (Jung).
- 1er sentiment d'injustice : voir souffrance des autres. Si enfants et chats font souffrir insectes, proies c'est parce qu'ils n'ont pas conscience de la souffrance.
- Capacité d'empathie proportionnelle à l'identification à la souffrance de la personne. Mais ce n'est pas de la pitié. Elle provient d'un instinct que la nature a mis en nous. ex des gnous qui s'arrêtent de courir pour échapper au lion et viennent aider le plus lent.
- Les personnes empathes peuvent faire des crises d'angoisse dans des lieux publiques car ils ressentent trop la douleur de ceux qui sont autour.


→ Parmi ces sentiments innés qui sont à la base de la justice naturelle, l'empathie est cette capacité spontanée à souffrir de la souffrance d'autrui (avant même de raisonner). Or toute culture recouvre l'empathie selon les besoins de la communauté. C'est ainsi que la rationalité humaine s'oppose bien souvent à la sentimentalité ; soit d'un point de vue individualiste soit communautaire.




- Alors la raison doit être dominée par le sentiment mais dans le deuxième texte, Rousseau ne parle que de raison. La raison est nuisible sans règle et sans principe.
- La croyance qu'il existe un autre monde est un sentiment universel : argumentation rationnelle qui tire son principe de base d'un sentiment et non d'un raisonnement.
- Suicide = - offenser la nature en allant à l'encontre du droit à la vie et de la raison pour laquelle je suis là
               - irrationnel de vouloir enlever ce que la vie nous a donné.




→ Le droit à la vie ou le droit à la liberté proviennent-ils aussi de sentiments innés ou bien sont-ils une pure invention théorique et rationnelle ?
- Théoriquement il est absurde de se rendre étranger à soi-même : on ne peut donc pas céder sa liberté (argument rationnel)
- Cependant, ce qui est à l'origine sentimentale de ce droit inaliénable (la liberté), c'est que nul ne peut se déposséder de ce qui ne lui appartient pas. L'Homme n'est pas l'auteur de ses jours et il offense la nature en dégradant sa propre vie (irrationalité sentimentale).
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